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Belur et Halebid

Après Mysore, nous nous dirigeâmes vers Hassan. Cette ville ne présentait pas vraiment d'intérêt particulier si ce n'étais les crachats incessants des hommes dans les rues qui dégoûtait tant Mélanie. Puisque je n'avais pas de micro, je me permet de reproduire en lettre le son terrible de ces gorges enrhûmées : rrrrarcrhsst! ... pteuu! Cela provenant j'en suis sûre du plus profond de ... leur estomac. En fait Hassan n'étais qu'une ville permettant de rayonner dans les environs. C'étais notre quartier général. Nous avons aussi eu la chance de rencontrer dans le train un homme qui travaillait pour aider les jeunes à Hassan. Il était super sympathique et très ouvert. Il n'avait pas peur de parler de sujet aussi délicats que la condition de la femme en Inde. Il avait une vision très critique de l'Inde et je dois avouer pas très positive contrairement à d'autres gens qui vantait le développement économique fulgurant de leur pays.

La première journe fut courte puisque nous arrivâmes en début d'après-midi à Hassan. Nous avions juste le temps de visiter le temple de Belur. Belur et Halebid sont deux villes près de Hassan possèdant des temples construit par la même dynastie de rois que celui de Somnatpur (voir Mysore et environs). La dynastie Hoysala (http://en.wikipedia.org/wiki/Hoysala) règna de 1000 à 1346 A.D.. Hoysala veut dire "étudiant" (sala) "attaque" (hoy). Leur emblème est un homme qui tue un lion. En fait le premier roi Hoysala était un simple étudiant. Un jour pendant un cour, un lion terrassa la classe. Le futur roi brandit courageusement son épée et tua l'animal. Les étudiants crièrent alors "Hoy sala!". Belur était la capital de l'empire. Son temple bien que moins gros que celui d'Halebid est beaucoup plus détaillé que ce dernier. Les scuptures et les collones sont tellement bien scisellée et c'est souvent fait avec une seule pierre. Il y avait beaucoup de sculptures de danseuses spécifiques de cette époque. Plusieurs autres illustres des épisodes du Ramayana et Mahabharata, deux épopées hindous très populaires (je suis en train de lire le Ramayana en ce moment et c'est comme un conte dans le style Lord of the Ring! c'est cool!). En visitant les temples, nous en avons beaucoup plus sur la religion hindou. A Belur, le temple était consacré au Dieu Vishnu, protecteur de la terre. A Halebid, le temple était consacré à Shiva, le destructeur et le dernier à rester lors de la fin du monde. Grâce à un excellent guide à Belur, nous avons pu comprendre pleins de détails de ce temple. Par exemple, on retrouvait des éléphants au bas des murs extérieurs de chaque temple Hoysala. Ceci était pour honorer ces animaux qui avaient participer à la construction des temple et pour signifier leur force car ils soutenaient le temple en entier. Le zèle du détail dans ce temple ferait pâlir n'importe quel artiste de la rennaissance. Il y avait même une danseuse qui possèdait un bracelet mouvant mais celui-ci et cette danseuse avaient été sculptés dans le même bloc de pierre!


Ah oui un autre petit truc concernant le temple de Belur. La photo du bas montre une gros pylône de pierre. Cette structure doit pratiquement mesurer 10m. Croyez-le ou non, y a rien qui la retient au sol. Elle a seulement été déposée gentiement sur la base en pierre. Seule sa géométrie fait qu'elle tient depuis des siècles. Il faut aussi avoir une température clémente. Bref, ça ne tiendrait jamais à Montréal ce truc là!



Halebid était moins détaillé mais beaucoup plus grand comme temple. En fait c'est un temple qui a pris 86 ans à se construire mais n'as jamais pu se terminer. Cela devait être la capitale de l'empire. On remarque les mêmes traits qu'à Belur et Somnatpur. Il y avait aussi deux gros taureaux de pierrre car c'était un temple dédié à Siva et le véhicule de ce dernier est le taureau. Ce qui était encore plus intéressant à Halebid c'était les petits temples jain un peu en retrait de la ville. Alors que dans le temple principal, il y avait plusieurs touristes, dans les petits temples éloignées, il n'y avait personne. La dernière photo montre bien l'oeuvre incomplète des temples mais aussi les étapes de sculpture. Dans chaque temple, il y avait des sortes de grosses goutière pratiquement horizontales qui ressortaient des murs. Elles permettaient la sortie d'un genre de liquide divin constitué d'huile, de gui (sorte de beurre fondu), de jus de coco et d'autres ingrédients bon pour la santé! En fait ce qui devait sortir devait avoir une consistance assez dégeu...

Posted by Etienne Jodoin on Sunday 21 August 2005 at 17:55