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Jean-Paul Wenger

Bienvenue en France

J'ai du mal à m'empêcher de montrer l'article suivant :

 

http://www.maitre-eolas.fr/2009/05/01/1396-sans-guere-de-commentaires

 

PS: ne manquez pas le commentaire n°88

Posted by Jean-Paul Wenger at 20:14
Contemplation (suite)

 

 

Et me voilà revenur sur mon blog après une longue absence ...

 

Cet hiver était absolument incroyable, remplie de peuf légendaire et comblée d'expériences inoubliables en ce qui me concerne : cours avalanches au club alpin suisse, backside Mt Fort avec Anders, bière et descente avec Guy (c'est sûr et certain, je fais prof de ski l'année prochaine), Florent, sortie en peau avec Jimmy, Cheryl, pistes avec Denis, Jean-Daniel, fun avec Quoc-Ahn, excursion au col des Mosses avec Luc et ses amies, nouvel an en famille, cinéma et meetings à Martigny avec "mes" valaisans (Mathieu, Christian, Fabien, Jonathan, ... ), discussions enflamées avec Laurent, et plein d'autres ...

 

J'ai toujours du mal à réaliser toute la chance que nous, lausannois, et suisses plus généralement, avons de la chance d'être ici, à une heure des montagnes, juste au bord du lac.

Je pense à tous ces pauvres français pour qui les vacances d'été ressemblent à cette histoire (histoire d'ailleurs véridique) : le français moyen a deux mois de vacances en été. Le premier mois, il travaille pour gagner disons 700 euros. Le second mois, avec l'argent qu'il a gagné au mois précédent, il va à St Raphaël, au bord de la plage dans le sud de la France (évidemment, si tu vas à Paris-plage alors que tu peux aller à St-Raph, tu passes pour "THE looser of THE summer"). La plage est bondée, il ne peut même pas écarter les bras sans déranger les gens à côté. Dès qu'il quitte le sable pour aller dans un bar, le bar est bondé et il doit attendre 30 minutes avant d'être servi. il finit son verre et se promène dans la rue, tout aussi bondée. il regarde au port les yachts magnifiques qu'on lui fait miroiter devant ses yeux, comme si une petite voix lui disait << Tu vois ces luxueux yachts ? Et bien tu pourras travailler autant que tu veux toute ta vie, tu ne pourras jamais t'en offrir un.>>. Le soir il va en boîte avec ses amis (tout aussi bondée, naturellement), la pression du groupe le force à draguer (sinon il passe pour "THE looser of THE night"), il aborde une fille à qui il offre une vodka à 50cl qui coûte 80 euros (la différence avec une autre vodka de même contenance est qu'il y est écrit "VIP" sur la bouteille, ce qui justifie son prix). La fille ressemble à n'importe qui dans le métro parisien : le regard dans le vide, complètement neutre; comme si elle avait passé une bonne partie de sa vie dans le métro parisien (qui sait, c'est peut-être le cas ? la pauvre). Elle ne le regarde même pas, lui parle le moins possible, et s'en va dès qu'elle a fini. Ensuite il va au casino, le seul endroit où on vous fait perdre votre argent tout en vous faisant croire que vous vous êtes bien amusé (c'est presque dit comme ça sur la carte de visite du casino Barrière  de St-Raphaël) ...

De retour chez lui, il dit à ses amis et à lui-même "Wouah, St-Raph, c'était trop cool ! J'ai d'ailleurs failli embaler une miss en boîte. L'année prochaine, j'y retourne !" Mais comme il n'a rien connu d'autre (et c'est là où il est le plus à plaindre), il est forcé de croire que c'est tout ce qu'il est capable d'avoir, comme c'est le cas pour presque tous les français qui vont à la plage dans le sud de la France .

 

Finalement, j'ai juste envie de citer D. Perret :

 

"On est des privilégiés extraordinaires. On peut vivre de nos passions; et arrêtons de nous plaindre et de dire que c'est dur, c'est pas vrai, c'est un plaisirs extraordinaire!"

 

 

Posted by Jean-Paul Wenger at 10:34
Citation de Plotin

Toute chose se réjouit, toute chose se réjouit d'elle-même, et elle se réjouit d'elle-même parce qu'elle contemple l'autre. Vous voyez, non pas parce qu'elle se réjouit d'elle-même. Toute chose se réjouit parce qu'elle contemple l'autre. Toute chose est une contemplation, et c'est ça qui fait sa joie. C'est à dire que la joie c'est la contemplation remplie. Elle se réjouit d'elle-même à mesure que sa contemplation se remplit. Et bien entendu ce n'est pas elle qu'elle contemple. En contemplant l'autre chose, elle se remplit d'elle-même . La chose se remplit d'elle-même en contemplant l'autre chose. Et il dit : et non seulement les animaux, non seulement les âmes , vous et moi, nous sommes des contemplations remplies d'elles-mêmes. Nous sommes des petites joies.

Posted by Jean-Paul Wenger at 23:30
C'est une bonne situation, prof de ski ?

je ne crois pas qu'il y ait de bonnes ou de mauvaises situations. Moi si je devais résumer ma vie aujourd'hui je dirai que c'est d'abord des rencontres, des riders et des montagnards qui m'ont tendu la main à un moment peut être où je ne pouvais pas ou j'étais seul chez moi. Et c'est assez curieux de se se dire que les hasards, les rencontres et la montagne forgent une destinée car quand on a ce goût de la chose ce goût de la peuf, l'adrénaline, la fumée blanche, vierge et fraiche et le beau run, et bien on ne trouve pas le miroir qui vous aide à avancer. Mais ce n'est pas mon cas que je vous racontais là car moi je danse la vie, je chante la vie, je skie la vie, je freeride la vie, je ne suis que bonheur ! Et finalement quand beaucoup de gens me demandent "mais comment fais-tu pour sentir le flow?" Et bien je leur répond tout simplement que c'est ce goût de la chose, ce goût donc qui m'a permis aujourd'hui d'entreprendre cette construction mécanique et demain qui sait peut-être, me mettre au service de la communauté et le faire ce don, ce don de soi ...

Posted by Jean-Paul Wenger at 23:28
correction copies infgmel : PETE UN CABLE !!!

je viens de corriger les copies de la série notée d'info du cours pour lequel je suis assistant. D'habitude je ne m'énerve pas et reste bien calme. Mais là, j'ai littéralement pété un cable après avoir entré toutes les notes et fiches de correction sur le serveur. Il y a trop de copies cette année. En plus, je dois encore finir le devoir de logique pour mercredi + la présentation de mon projet de semestre. C'est ljuste trop rébarbatif et abrutissant ! D'autant plus que je dois recommencer à entrer les notes car j'ai fait par erreur un Alt <- sur le firefox et donc ça a tout annuler. ....

 

RRRRRRRRRRHHHHHHHHHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!  

 

MAAAAAAAAAAAAARRE !!!!!!!!!!!

 

A la réu de correction de vais demander à la prof si c'est possible d'avoir un script qui automatise ce genre de tâche.

Posted by Jean-Paul Wenger at 19:26
Comments (1)
Admire le paysage, respire à fond, et TRACE LA POUDREUSE !

 

Verbier 08 novembre 2008. Début de la saison, premier jour d'ouverture des pistes. Escalade d'une partie du Mont-Gelé, puis skié la face est, côté Attelas. Temps magnifique, neige superbe.

              
Posted by Jean-Paul Wenger at 13:50
Comments (3)
Cours au pénitencier

 

Je vais inaugurer ce blog en parlant d'une expérience assez inhabituelle qui m'est arrivé:

 

J'ai donné un cours de maths dans un pénitencier, dans la plaine de l'Orbe.

 

J'ai été emmené en voiture depuis la gare. Au début on arrive près du bâtiment et on voit ces murs épais surmontés de barbelés. Je laisse imaginer l'impression que cela fait aux lecteurs non habitués.

L'étudiant détenu à qui je donne des cours suit une formation par correspondance à l'université de Besançon, et entre en troisième année académique. Ca s'est passé dans une salle au sous-sol. On y accède par un escalier qui ressemble étrangement aux escaliers du sous-sol du bâtiment de matériaux à l'EPFL ...

 

Maintenant, tordons le cou à certaines idées reçues :

Non, ce n'est pas une petite salle dans un semblant d'égout mal éclairé avec des rats qui courent dans tous les sens...  En fait, c'est un lieu parfaitement respectable et très agréable, avec billard, baby-foot, piano et ordinateurs. On s'est mis sur une table, le cours a duré environ 2 heures, et tout s'est très bien passé. Il y avait un autre détenu dans cette salle et on a bavardé un peu durant la pause.

Non, ce ne sont pas des gens agressifs, près à te voler ton porte-monnaie et ton natel en te rouant de coups... Bien au contraire, ce sont des gens tout à fait respectable, avec qui j'ai eu une conversation intéressante.

 

Je ne sais pas si j'ai le droit de prendre des photos. Si oui, j'en posterai.

 

Je n'ai pas vu le temps passer. Comme disais l'avocat de mon élève, on a l'impression que le temps ne s'écoule pas au pénitencier. A la fin de la séance, le directeur à la formation est venu nous chercher, et j'ai quitté les deux détenus après les avoir salués.

 

Comme je suis sensé revenir régulièrement, je m'attends à ce que ce soit une expérience humaine enrichissante. L'objectif est qu'il réussisse son examen de topologie en janvier. Ainsi, il aura fait le seul examen qui lui manque, et il pourra sortir du pénitencier pour aller à l'école d'ingénieurs d'Yverdon.

 

Posted by Jean-Paul Wenger at 19:53