Blog de Philippe Thalmann

A la place de la taxe sur les billets d'avion - des budgets individuels

Trois quarts des membres du PLR qui ont participé au sondage du parti sur sa politique climatique se sont dits, à la surprise générale, favorables à une taxe sur les billets d'avion. Ceci, malgré les réserves contre un tel instrument exprimées par leurs représentants au Conseil national, qui se sont jusqu'ici opposés à cette taxe. Il est pourtant nécessaire de faire quelque chose. La quote-part des émissions de CO2 liées au transport aérien, domestique et surtout international, dans les émissions totales de la Suisse, qui était de 7% en 1990, a presque doublé pour atteindre 12.4% en 2017. Ces émissions représentent 640 kg par habitant en moyenne, bien plus que les émissions de l'industrie par exemple (580 kg).

En fait, cette statistique repose sur les ventes de kérosène dans les aéroports suisses. Elle a donc peu à voir avec les émissions liées aux déplacements en avion à travers le monde de la population suisse. Le microrecensement mobilité et transports chiffre ces déplacements: 9'000 km par personne en 2015. En comptant une valeur moyenne de 150 gCO2/km, cela fait 1,35 tonne CO2 par personne.

Une taxe sur les billets d'avion n'est pas la seule ni peut-être pas la meilleure solution pour décourager les vols frivoles et pour encourager le choix du train pour les voyages en Europe. J'aimerais en proposer une autre: un budget individuel pour les déplacements en avion. Le Parlement fixerait par exemple un budget réduit de 10% pour 2021, soit 8'100 km ou 1,21 tonne CO2 par habitant. Cela représente un vol Zurich-Oslo retour plus un vol Zurich-Le Caire retour en classe économie. Chaque habitant du pays se voit créditer ce contingent ou budget individuel. Ceux qui voyagent plus loin, plus souvent ou en classe business, donc qui dépassent leur contingent, doivent acheter une partie du contingent d'autres personnes qui voyagent moins en avion ou pas du tout. Ceux qui renoncent à tout vol en 2021 pourraient aller deux fois plus loin en 2022, à condition bien sûr de ne pas avoir vendu leur budget 2021. Le système est financièrement neutre. Au lieu de récompenser les "frequent flyers", il récompense ceux qui renoncent à prendre l'avion.

Ces derniers peuvent d'ailleurs faire un geste supplémentaire pour le climat en détruisant leurs contingents inutilisés au lieu de les vendre. On peut même faire encore plus pour le climat en achetant des contingents pour les retirer du marché. Comme ces philanthropes à l'origine du Sierra Club, la grande organisation écologiste nord-américaine, qui ont acheté au 19e siècle de vastes forêts de sequoias géants en Californie pour leur éviter d'être transformés en allumettes.

Sur un plan pratique, la proposition est faisable, puisque les opérateurs de téléphonie mobile enregistrent déjà nos déplacements en avion, même à l'étranger. On ne pourrait donc pas tricher sur son budget en partant d'un aéroport de l'autre côté de la frontière. Pour les cas de force majeure justifiés, on pourrait adapter les budgets individuels. Il y a, bien sûr, encore des questions à régler, par exemple comment prendre en compte les déplacements professionnels et comment éviter la spéculation avec les droits d'émission. Il faudrait aussi créer la plateforme permettant l'échange facile de ces droits.

Peut-être que le PLR, qui préfère généralement ce type de solution de marché aux défis environnementaux, pourrait faire avancer cette proposition…

Posted by Philippe Thalmann at 9:32
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Statt der Flugticketabgabe - individuelle Budgets

Drei Viertel der FDP-Mitglieder, die an der Umfrage zur Klimapolitik der Partei teilgenommen haben, sagten zu aller Überraschung, dass sie eine Flugticketabgabe befürworten. Dies trotz der Vorbehalte ihrer Vertreter im Nationalrat gegen ein solches Instrument. Tatsächlich muss etwas getan werden. Der Anteil der CO2-Emissionen des Luftverkehrs im In- und vor allem im Ausland an den Gesamtemissionen der Schweiz hat sich von 7% im Jahr 1990 auf 12,4% im Jahr 2017 fast verdoppelt. Diese Emissionen betragen im Durchschnitt 640 kg pro Kopf und sind damit deutlich höher als beispielsweise die Industrieemissionen (580 kg).

Tatsächlich basiert diese Statistik auf dem Kerosinverkauf an den Schweizer Flughäfen. Sie hat daher wenig mit den Emissionen des Flugverkehrs rund um die Welt der Schweizer Bevölkerung zu tun. Der Mikrozensus für Mobilität und Verkehr schätzt diese Flüge auf 9'000 km pro Person im Jahr 2015. Bei einem Durchschnittswert von 150 gCO2/km entspricht dies 1,35 Tonnen CO2 pro Person.

Die Flugticketabgabe ist nicht die einzige oder vielleicht auch nicht die beste Lösung, um Reisende von frivolen Ausflügen abzuhalten und um die Wahl des Zuges für Reisen innerhalb Europas zu fördern. Ich möchte einen weiteren Vorschlag machen: ein individuelles Budget für den Flugverkehr. So würde das Parlament beispielsweise ein um 10% reduziertes Gesamtbudget für 2021 festlegen, d.h. 8'100 km oder 1,21 Tonnen CO2 pro Einwohner. Dies entspricht einem Rückflug Zürich-Oslo plus einem Rückflug Zürich-Kairo in der Economy Class. Jeder Bürger erhält ein entsprechendes Kontingent gutgeschrieben. Diejenigen, die häufiger oder weiter oder in der Business Class reisen und damit ihr Kontingent überschreiten, müssen ein Zusatzkontingent von anderen Personen kaufen, die weniger oder gar nicht mit dem Flugzeug reisen. Wer 2021 auf das Fliegen verzichtet, könnte 2022 doppelt so oft oder so weit fliegen, vorausgesetzt, er hat sein Kontingent für 2021 nicht verkauft. Das System ist finanziell neutral. Im Gegenteil der frequent flyer Belohnungssysteme, belohnt es diejenigen, die wenig oder gar nicht fliegen.

Letztere können eine zusätzliche Geste für das Klima machen, indem sie ihre ungenutzten Kontingente zerstören, anstatt sie zu verkaufen. Man kann noch mehr für das Klima tun, indem man Kontingente kauft, um sie vom Markt zu nehmen. Ähnlich den Philanthropen, die den Sierra Club gründeten, die große nordamerikanische Umweltorganisation. Sie hatten im 19. Jahrhundert in Kalifornien riesige Mammutbaumwälder gekauft, um zu verhindern, dass diese Bäume zu Zündhölzern verarbeitet wurden.

In der Praxis ist der Vorschlag machbar, da die Mobilfunkbetreiber unsere Flugreisen bereits jetzt auch im Ausland erfassen. Niemand könnte sein Budget überziehen, indem er von einem Flughafen auf der anderen Seite der Grenze abfliegt. In begründeten Fällen könnten die einzelnen Budgets angepasst werden. Natürlich gibt es noch offene Fragen, z.B. wie Geschäftsreisen zu berücksichtigen sind und wie die Spekulation mit Kontingenten verhindert werden kann. Auch eine Plattform für den einfachen Austausch dieser Kontingente muss geschaffen werden.

Vielleicht könnte die FDP, die diese Art von Marktlösung im Allgemeinen vorzieht, diesen Vorschlag voranbringen...

Posted by Philippe Thalmann at 9:32
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What happened to our car dealers?

You all now the story of the car dealer who sells a brand-new car to a customer who just popped in for a set of hubcaps. Now, this piece of pop culture does not do justice to our car dealers in Switzerland. They are utterly unable to convince their customers to buy fuel efficient cars, even less electric cars. Swiss customers are stubborn. They know exactly what they want when they enter the dealership and they insist on buying expensive oversized limousines with blown up engines and all possible options (the famous 'Swiss edition'). No argumentation of the seller can budge them. That is the only reason why the average fuel efficiency of newly matriculated cars does not decrease, remaining far from the 95 gCO2/km written in the existing CO2 law as the maximum for the end of 2020 (article 10). Even the widening gap between the theoretical emissions used for computing this average and the emissions of real cars (with all those options, including extra-wide tires) under plausible driving conditions does not bring theoretical emissions down. Of course, it does not help them that the car makers keep advertising for large and powerful cars and that the fuel efficiency label grants the maximum A-Grade to oversized cars such as the Land Rover Evoque with its 1.9 tons of empty weight and 113 gCO2/km. For the sake of meeting the CO2 emissions targets set in the law (not even to speak of what is required to slow down global warming), I recommend that the car importers' and sellers' associations train their members in becoming more effective car dealers. That might cost them less than lobbying the Parliament and Administration against stricter fuel efficiency standards.

Posted by Philippe Thalmann at 14:56
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Les jeunes doivent être exemplaires pour le climat mais pas la Suisse!

Les adversaires d'une réduction ambitieuse des émissions en Suisse aiment argumenter qu'ils se préoccupent pourtant bien des changements climatiques, mais que la Suisse peut obtenir beaucoup plus de résultats en encourageant d'autres pays, plus grands et plus pollueurs, à réduire leurs émissions. Ils oublient que ces pays ne se laisseront pas convaincre par un pays qui fait si peu pour réduire ses propres émissions.

Ce sont souvent les mêmes qui reprochent aux jeunes des grèves pour le climat de ne pas assez réduire leurs propres émissions ("ils devraient commencer par renoncer aux vols low-cost…"). Les jeunes devraient être exemplaires pour pouvoir exiger de nous de réduire nos émissions, mais comme pays nous n'avons pas besoin d'être exemplaires pour exiger d'autres pays qu'ils réduisent leurs émissions. Allez comprendre cette logique!

Posted by Philippe Thalmann at 18:36
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Warum ich die Gletscheriniative unterstütze

Journalisten fragen manchmal, wieso ich mich als Wissenschafter für eine politische Initiative engagiere (im wissenschaftlichen Beirat der Gletscherinitiative).

Ich fühle mich manchmal wie auf der Titanic. Meine Kolleginnen und Kollegen der Naturwissenschaften haben erste Eisberge beobachtet, und berechnet, dass das Schiff, so schnell wie es fährt, bei einem grossen Eisberg nicht ausweichen kann. Ich habe die Fahrt des Schiffes analysiert und berechnet, dass es bei einer der Gefahr angemessenen Geschwindigkeit bloss eine Stunde später in New York eintreffen würde. Was sollen wir Wissenschafter tun? In unseren Kabinen bleiben und Berichte verfassen, in der Hoffnung, dass der Kapitän oder einflussreiche Passagiere sie lesen werden und danach handeln?

Ich verfasse schon seit über 20 Jahren Bücher, Artikel und Berichte zur möglichen und mittlerweile notwendigen Klimapolitik (1997: Buch über Umweltabgaben und die ersten Schritte der Schweizer Klimapolitik). Andere Klimaforscher tun es schon viel länger. Trotzdem passiert viel zu wenig.

Die Lage spitzt sich zu. In den 90. Jahren war noch die Rede von voraussehbaren Auswirkungen des Klimawandels in der Schweiz um 2070. Das Mitigationsziel war 2000 Watt Energie und 1 Tonne CO2 (Kohlendioxyd) pro Kopf am Ende dieses Jahrhunderts. Dann kamen der Hitzesommer 2003 und viele andere extreme Wetterereignisse, die die Naturwissenschafter davon überzeugten, dass der Klimawandel schon im Gang war, auch in der Schweiz. Laufend mussten sie zugeben, dass ihre mittleren Prognosen zu optimistisch waren, dass immer das schlimmere Szenario sich realisiert. Z.B.: die Gletscher und die Eischilder von Grönland und der Antarktis schmelzen viel schneller als erwartet. Auf die COP21 in Paris hin (2015) wurde das Emissionsziel von 1 Tonne CO2 pro Kopf auf 2050 vorverlegt, damit die globale Erderwärmung nicht 2° übersteigt. In Paris wurde dann entschieden, dass 2° Erwärmung noch zu viel sind für viele Lebensräume. Der 1.5° Bericht des IPCC von 2018 hat das Emissionsziel deutlich auf Null Emissionen spätestens in 2050 festgelegt. Dieses Ziel hat die Gletscherinitiative übernommen. Ich wäre nicht überrascht, wenn wir bald merken, sogar das genügt nicht, um grosse Gefahren abzuwenden. Einzelne Wissenschafter schreiben schon für 2025 ein totales Aussteigen aus der fossilen Energie vor.

Es muss viel mehr geschehen, um grosse Gefahren abzuwenden.

Wir haben die Wahl zwischen zwei Welten. Eine Welt, die aussieht wir die heutige, nur viel schlimmer was das Klima anbelangt. Etwa wie Australien in den letzten Wochen, wo extreme Überschwemmungen auf extreme Trockenheit und extreme Hitze mit extremen Waldbränden folgen. Und eine andere Welt ohne fossile Energie, in der wir frei von Luftverschmutzung leben, mit viel weniger Strassenlärm, in gut isolierten Gebäuden und überhaupt viel gesünder; eine Welt, wo viel weniger Reichtum in die Erdölländer abwandert und viel weniger Klimaflüchtlinge eine Zuflucht suchen. Ich wünsche meinen Kindern und Enkelkindern diese bessere Welt.

Posted by Philippe Thalmann at 15:48
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Die Gletscherinitiative ist eine reine Verbotsinitiative mit Verbotsdatum 2050

Mit diesen Worten wurde Nationalrat und FDP Vize-Präsident Christian Wasserfallen in der Ausgabe des 5. Februars des Tages-Anzeigers zitiert.

Herr Wasserfallen hat sicher nichts Grundsätzliches gegen Verbote in der Verfassung. Er würde bestimmt nicht das Verbot der Todesstrafe (Art. 10) oder der Zensur (Art. 17) streichen wollen. Beim Verbot des Handels mit menschlichen Organen (Art. 119a) oder beim Instruktionsverbot für Mitglieder der Bundesversammlung (Art. 161) bin ich mir weniger sicher.

Nun, ist es schon so, dass die Gletscher-Initiative ein weiteres Verbot in die Verfassung verankern will, nämlich das in Verkehr bringen von fossilen Brenn- und Treibstoffen ab 2050 (https://www.klimaschutz-schweiz.ch/). Damit ist sie aber noch keine "reine Verbotsinitiative", denn sie verlangt ja vom Bundesrat und Parlament, dass sie die Ausführungsgesetzgebung innert längstens fünf Jahren erlassen, also ein Klimaschutzgesetz mit Absenkpfad für die Treibhausgasemissionen bis 2050 und die erforderlichen Instrumente zur Einhaltung dieses Absenkpfades. Die Instrumente werden hoffentlich nicht nur Verbote sein. Absatz 4 der Initiative verlangt: "Die Klimapolitik ist auf eine Stärkung der Volkswirtschaft und auf Sozialverträglichkeit ausgerichtet und nutzt namentlich auch Instrumente der Innovations- und Technologieförderung".

Ich traue es dem Bundesrat und dem Parlament zu, Instrumente zu entwerfen, die uns unter diesen Bedingungen bis 2050 von unserer Abhängigkeit von klimaschädlichen Stoffen befreien. Mit meinem Team an der EPFL und mit vielen Kollegen in der Schweiz arbeiten wir schon lange an solchen Instrumenten. Das CO2-Gesetz enthält ja schon einiges, auch wenn es zum Schutz mancher Eigeninteressen unnötig kompliziert ist.

Posted by Philippe Thalmann at 17:53
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Was kostet die Schweizer Klimapolitik dem typischen Schweizer Haushalt?

Si vous voulez lire ce texte en français, copiez le dans https://www.deepl.com/translator

Der Solothurner SVP-Nationalrat Christian Imark liefert eine interessante Antwort auf diese Frage (Die Zeit, 2. Dez. 2018):

"Er stellt sich den Schweizer Modellhaushalt als vierköpfige Familie vor, die ein Einfamilienhaus bewohnt und ein Auto besitzt. Um das Haus zu beheizen, verbrennt sie jährlich 3000 Liter Heizöl, und mit dem Auto, das auf 100 Kilometer acht Liter Benzin verbraucht, legt die Familie jedes Jahr 20.000 Kilometer zurück. Wenn nun der Liter Heizöl mit 29 zusätzlichen Klimarappen belastet wird, so wie es das CO₂-Gesetz vorsieht, und wenn außerdem auf jeden Liter Benzin acht Rappen draufgeschlagen werden, um die Umweltschäden zu kompensieren, die das Autofahren verursacht, und wenn SVP-Kopfrechner Imark schließlich kalkuliert, dass sich die Konsumgüter um jährlich 325 Franken verteuern, wenn sie klimafreundlicher hergestellt und transportiert werden müssen, dann macht das 1323 Franken."

Herr Imark findet diese Belastung mit Recht "einschneidend". Zum Glück ist die Rechnung falsch, aus diesen Gründen:

  • Die CO2-Abgabe auf Brennstoffen wird zu zwei Dritteln direkt an die Haushalte und Unternehmen zurückerstattet (es ist eine Lenkungsabgabe); ein Drittel indirekt über das Gebäudeprogramm, dass die energetische Sanierung von Gebäuden vergünstigt.
  • Die Familie, die jährlich 3'000 Liter Heizöl verbrennet und mit einem 8L/100 km Auto 20'000 km fährt, wird am Ende mehr zahlen als sie zurückerstattet kriegt (ausser sie renoviert in diesem Jahr gerade ihr Haus mit Geld aus dem Gebäudeprogramm), weil ihr Klimafussabdruck grösser ist als der Durchschnitt. Eine bescheidenere Familie kriegt mehr zurückerstattet als sie zahlt.
  • Die Meisten Haushalte werden ihr Verhalten anpassen und eben weniger Heizen, ihr Haus sanieren, weniger herumfahren, ein sparsameres Auto kaufen, weniger fliegen, Produkte mit einem geringeren CO2-Fussabdruck kaufen von Firmen, die auch auf die Anreize der Klimapolitik reagieren und den Abgaben ausweichen werden. Das ist ja gerade das Ziel solcher Lenkungsabgaben, gekoppelt mit Unterstützungsmassnahmen wie das Gebäudeprogramm, die Förderung des ÖV und des Langsamverkehrs, usw. Herr Imark stellt die Haushalte für dumm oder passiv dar.
  • Wird der Familie von Herrn Imark wegen Klimawandel das Haus überschwemmt, das Auto von einem Erdrutsch erdrückt, die Kinder krank von der Luftverschmutzung und tropischen Krankheiten, usw., dann leidet diese Familie mehr als wegen der Klimapolitik.

Wir haben die Kosten einer progressiven Dekarbonisierung der Schweizer Wirtschaft bis 2050 gerechnet. Auch andere Ökonomen haben dies getan. Nicht im Milchbuechli wie Herr Imark, sondern mit komplexen und datenreichen Simulationsmodellen der gesamten Volkswirtschaft, mit allen möglichen Rückkoppelungen. Fazit: die Dekarbonisierung kostet den Haushalten höchstens 1,5% ihres Konsums. Dies bei einer viel ambitiöseren Politik als das CO2-Gesetz, das zur Diskussion steht. Und ohne Berücksichtigung der Gewinne durch weniger Lärm, Luftverschmutzung, usw.

Posted by Philippe Thalmann at 17:51
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Pourquoi les gilets jaunes n'aiment pas la taxe carbone

Un chien battu mord la main qui lui tend un os. On est obligé de penser à cet adage en voyant cette population désécurisée et précarisée se révolter contre la taxe carbone et son cortège de mesures d'accompagnement. Le plus choquant, c'est que ce sont justement les groupes politiques qui leur ont coupé les aides régionales, ont taillé dans leur filet social, ont fragilisé leurs emplois et ont semé la peur (de la criminalité, de l'étranger, du musulman) parmi eux, qui profitent de leur révolte pour argumenter que "la population" ne veut pas d'une taxe carbone. C'est le bourreau du chien qui prétend qu'il n'aime pas les os!

Posted by Philippe Thalmann at 7:37
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Naturwissenschaftliche Erkenntnisse auf dem Weg in die Klimapolitik

Vortrag am Symposium "Von der Wissenschaft in die Politik. IPCC, ProClim, HADES: 3-mal 30 Jahre Klima und Wasser im Fokus", Bern, 28.11.2018

Ich wurde eingeladen, die Auswirkungen der naturwissenschaftlichen Erkenntnisse auf die Klimapolitik zu beleuchten.

Seit 2008 wird auf allen fossilen Brennstoffen eine CO2-Abgabe erhoben. Sie beträgt mittlerweile 35.6 Rappen pro Liter Heizöl und 19.2 Rappen pro m3 Erdgas. Das ist etwa vier Mal mehr als die Klimaabgabe, die in Frankreich zehntausende auf die Strassen treibt (dort wird sie aber auch auf Treibstoffen erhoben). Diese Lenkungsabgabe hat letztes Jahr über 1 Milliarde Franken (2017: 1'114 MCHF) aus den Taschen der BürgerInnen und Unternehmen gezogen. Zwei Drittel (2017: 718 MCHF) werden ihnen rückvergütet. Mit etwa 200 Millionen CHF wird die energetische Sanierung von Gebäuden subventioniert (einbezahlt vom Bund wurden 2017 292 MCHF). Zudem verschärfen die Kantone laufend ihre Anforderungen an die Gesamtenergieeffizienz von Gebäuden bei Bau- und Erneuerungsbewilligungen. Hinzu kommt noch eine ganze Reihe weiterer Massnahme. So wird der Kauf von neuen Autos, die mehr als 130 gCO2 /km ausstossen, unter Umständen bestraft; Importeure von Treibstoffen müssen die daraus erfolgenden Emissionen zum (kleinen) Teil kompensieren; in der Abfallwirtschaft wird der Treibhausgasausstoss gemindert; sogar die Landwirtschaft sucht Lösungen fürs Methan.

Es tut sich also etwas, weil die Bevölkerung und ihre Vertreter überzeugt sind, dass der Treibhausgasausstoss gesenkt werden muss. Diese Überzeugung beruht auf naturwissenschaftlichen Erkenntnissen.

Erste Massnahmen wurden schon 1990 eingeführt, im Rahmen des Energie 2000 Programms: ein Hauptziel des Programms war es, den Verbrauch von fossiler Energie bis 2000 auf der Höhe von 1990 zu stabilisieren und danach reduzieren. Dies aber nicht aus Sorge um das Klima, sondern um die Importabhängigkeit zu senken. Wäre das Klimapolitik, dann könnte man die Elektrifizierung der Eisenbahnen in der ersten Hälfte des 20. Jahrhunderts als Ur-Klimapolitik anschauen. Richtige Klimapolitik treibt die Schweiz eigentlich erst seit der Unterschrift der Uno-Rahmenkonvention von 1992.

Damals glaubte man noch, der Klimawandel würde sich erst in der zweiten Hälfte des 21. Jahrhunderts bemerkbar machen. Es war also keine Reaktion auf Hitzesommer und schneearme Winter, bröckelnde Berge und Jahrhundertüberschwemmungen, sondern alleine das Vertrauen in die Wissenschaft, die gesagt hatte, solche Phänomene werden eintreten und wir können sie verhindern, wenn wir unseren Treibhausgasausstoss senken.

Ich könnte hier aufhören mit einem positiven Fazit: Ja, die Bevölkerung und die Politik hören auf die Wissenschaft, wenn sie vor gefährlichem Klimawandel warnt und überzeugend argumentiert. Bevölkerung und Politik richten sich danach, auch wenn es etwas kostet.

Aber eben, mir wurde eine Schnecke vor den Vortrag gesetzt.

Schnecke, weil doch recht spät reagiert wurde. 1992 tönt früh, aber der Treibhauseffekt und wie er durch unsere CO2-Emissionen angeheizt wird, dies weiss man schon seit dem 19. Jahrhundert. ProClim wurde 1988 gegründet. Ein richtiges Klimaschutzgesetz, das CO2 Gesetz, gibt es aber erst seit 2000 und die CO2 Abgabe erst seit 2008. Der Klimaschutz steht noch nicht einmal in der Bundesverfassung!

Was wurde bisher erreicht? Eine Stabilisierung der CO2-Emissionen trotz Bevölkerungs- und Wirtschaftswachstum. Immerhin.

Wenn man dies näher anschaut, dann sieht man, dass die Klimapolitik noch recht wenig bewirkt hat – die Stabilisierung ist steigenden Öl- und Gaspreisen zu verdanken, und Effizienzmassnahmen, die aus anderen Gründen getroffen wurden. Zum Beispiel in der Europäischen Autoindustrie.

Warum so wenig? Weil es eben etwas kostet… Und besonders, weil eine Branche ihr Einkommen verteidigt. Nach meinen inoffiziellen Schätzungen, fast vier Milliarden Franken.

Im Parlament sitzen Vertreter von Parteien und Kantonen. Sie fühlen sich dafür gewählt, um die Prioritäten ihrer Partei und ihres Kantons zu verteidigen. Einfaches Anschauungsbeispiel. Es hat nur zwei Parteien. Die eine erklärt sich als Vertreterin der Wirtschaft, die andere als Vertreterin des Klimas. Gehören der ersten mehr Parlamentarierinnen an als der zweiten, dann prägt sie die Klimapolitik: wirtschaftsfreundlich und nicht zufriedenstellend für die Umwelt. In unserer Demokratie ist das so OK. Unsere ParlamentarierInnen dürfen sogar ganz spezifische Interesse verteidigen – die Krankenkassen, die Autoimporteure, die Vögel und Schnecken. Solange die Stimmbürgerinnen dies bei der Wahl wissen könnten. Wählen sie mehr Wirtschafts- als KlimavertreterInnen, dann haben sie ihre Präferenz geäussert: mehr Wirtschaftswachstum, auch wenn es das Klima verändert.

Alle wissen woran es mangelt – nicht an Wissen über den Klimawandel, seine Ursachen und Folgen, sondern an Massnahmen. Massnahmen um den Verbrauch von fossiler Energie rapide zu senken und uns auf das veränderte Klima anzupassen. Niemand weiss das so gut wie die KlimawissenschaftlerInnen. Doch sie haben Hemmungen, nach diesen Massnahmen öffentlich zu rufen, und zwar doppelte Hemmungen – als WissenschaftlerInnen, weil viele von WissenschaftlerInnen erwarten, dass sie schön brav Wissenschaft produzieren und sich aus sozialen und politischen Debatten heraushalten; und als NaturwissenschaftlerInnen, weil die Massnahmen die es braucht in der Politik, dem Recht, der Wirtschaft, der Gesellschaft entschieden und umgesetzt werden müssen.

Wir sind auf der Titanic und der Kapitän hat auf Vollgas gesetzt, denn alle wollen so schnell wie möglich in Amerika ankommen. Wenn dabei noch ein Wachstumsrekord, pardon, Geschwindigkeitsrekord erzielt wird, umso besser. Die NaturwissenschaftlerInnen warnen, es hat Eisberge, denen man bei dieser Geschwindigkeit nicht ausweichen kann. Niemand hört ihnen zu, noch nie wurde ein so starkes Schiff von einem Eisberg gesenkt.

Was würden Sie auf der Titanic tun?

  • Resignieren und sich selber auf eine Kollision vorbereiten?
  • Weiter rufen, mit anderen Worten, bis die Gefahr verstanden wird?
  • Das Steuer an sich reissen, um die Passagiere gegen ihren Willen zu retten?
  • Weiter forschen, um die Gefahr noch besser vorauszusagen? Ob die Passagiere einer Verlangsamung der Titanic zustimmen, das hängt von sehr vielen Faktoren ab, sicher nicht von einer rationalen Abwägung von Kosten und Nutzen in perfekter Kenntnis beider, wenn dies überhaupt möglich wäre. Wer kann schon mit Wahrscheinlichkeiten umgehen?
  • Vielleicht besser aufzeigen, dass eine gedrosselte Fahrt auch Vorteile hat: es wird Treibstoff gespart; als Passagier geniesst man länger die Überfahrt.
  • Es ist vielleicht auch besser, weniger über Fakten und Zahlen zu sprechen, mehr über Werte: dass es lohnt, sich die Zeit zu nehmen, den Weg zu geniessen anstatt auf das Ziel zu streben; dass man an die anderen Passagiere denken sollte; oder sich überlegen, ob es die Geschwindigkeit für ein gutes Leben nötig ist.

Es braucht wohl ein bisschen von allem und es braucht verschiedene Ansätze für ein heterogenes Publikum, noch mehr in verschiedenen Kulturräumen und politischen Systemen. Zum Glück seid ihr NaturwissenschaftlerInnen nicht die einzigen, die das Klima verteidigen.

Was könnt ihr aber konkret tun, damit die Schweizer Klimapolitik ambitiöser wird?

  1. Es haben noch nicht alle verstanden, wie gefährlich der Weg ist, auf dem sie sich wie auf der Titanic treiben lassen. Eure erste Aufgabe als NaturwissenschaftlerInnen bleibt es, die Gefahren zu erkennen und immer wieder zu erklären.
  2. Die Schweizer Klimapolitik wäre ambitiöser, wenn mehr in der Wirtschaftspartei verstehen würden, dass die sture Verteidigung der fossilen Industrie dem Rest der Wirtschaft mittel und langfristig überproportional schadet. Ihr könnt die Gefahren für den Tourismus, die Bergregionen, die Landwirtschaft, die Wasserwirtschaft, die Infrastruktur, das Gesundheitswesen, usw. aufzeigen. Sowie die Chancen für die Cleantech-Branche. Ihr solltet dies sogar sofort tun und die WirtschaftsvertreterInnen im Parlament aus eurem Kanton anschreiben oder anrufen – denn diese Tage entscheidet das Parlament über das neue CO2 Gesetz.
  3. Die Schweizer Klimapolitik wäre auch ambitiöser, wenn die Bürgerinnen mehr KlimavertreterInnen wählen würden als WirtschaftsvertreterInnen. Ihr könnt wenigstens in eurem Umkreis für die Klimapartei werben, indem ihr aufzeigt, dass "Wirtschaftswachstum über alles" nicht lange haltbar ist.
  4. 50 öffentliche und private Unternehmen sind an der Quelle von 50% des industriellen Treibhausgasemissionen. Vielleicht könnt ihr beitragen, denen den Geldhahn für Investitionen zuzudrehen, z.B. über eure Bank, eure Pensionskasse.
  5. Und natürlich im Alltag euren Klimafussabdruck verkleinern.

Nicht aufgeben. Die Schnecke weiter anstacheln!

Posted by Philippe Thalmann at 7:36
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Le "Nobel" d'économie 2018 - William Nordhaus

Comme l'autre lauréat Paul Romer, William Nordhaus a commencé par s'intéresser à la croissance économique, pas pour la remettre en question, mais pour argumenter que la croissance mesurée par le PIB ne garantit pas l'augmentation du bien-être (1973, avec James Tobin). Il est un peu le père de la "comptabilité nationale verte", cette comptabilité nationale qui prend en compte la dégradation de l'environnement et l'épuisement des ressources.

En 1975, Nordhaus publie "Pouvons-nous contrôler le CO2?", et en 1977, "Stratégies pour contrôler le CO2" (mes traductions), des papiers riches en innovations, avec lesquels il a planté des jalons utilisés encore aujourd'hui et qui méritent ainsi le titre de berceau de l'économie des changements climatiques:

  • Ce sont les premières publications qui formulent la limite pour le réchauffement à +2°, limite au-delà de laquelle cela devient dangereux parce que ce serait une température qu'on n'a pas connue depuis 100'000 ans
  • Ce sont les premières publications qui simulent un doublement de la concentration de CO2 (à partir de 330 ppm à son époque; NB: env. 405 ppm aujourd'hui); ce doublement de la concentration est resté longtemps le standard pour les simulations de réchauffement
  • Ce sont les premières publications utilisant un modèle d'évaluation intégrée – un modèle qui ferme la boucle activité économique – émissions de CO2 – augmentation de la concentration de CO2 – réchauffement – impacts sur les activités économiques, par exemple les rendements agricoles. Le modèle est simple: 12 équations!
  • Ces papiers jettent les bases pour l'approche coûts-avantages de la politique climatique: jusqu'au faut-il réduire les émissions de CO2 en comparant ce que cela coûte en croissance économique avec les dommages que cela permet d'éviter?

C'est peut-être ce dernier aspect qui est le plus controversé: peut-on vraiment mettre en balance des pertes de revenus, de profits et d'emploi d'un côté (les coûts de la mitigation) avec des pertes de vies humaines, des migrations massives, l'effondrement de la biodiversité, la disparition des coraux (les coûts des changements climatiques)?

Nordhaus conclut de ses simulations qu'il faut réduire les émissions de CO2, mais dans une proportion relativement modeste. Il propose d'y arriver avec une taxe CO2 harmonisée au niveau mondial. Pour ne pas dépasser le plafond des 2°, il faut, selon ses simulations, une taxe de $72/tC ($20/tCO2) en 2015 qui augmente de quelques 3% par an, en supposant que tous les pays participent (Nordhaus 2008).

William Nordhaus a reçu son "prix Nobel" le même jour que le GIEC publiait son rapport "1.5°". Pourtant, ce rapport devrait profondément déplaire à Nordhaus. Pas tellement parce qu'il a abandonné "son" plafond de 2° de réchauffement, le trouvant trop dangereux. Plutôt parce que les travaux résumés par le GIEC rejettent l'approche coûts-avantages de Nordhaus pour fixer un objectif de réduction. Les coûts de la réduction des émissions ne sont même pas estimés. C'est un impératif moral qui dicte la politique climatique et non les calculs du niveau optimal de réduction. Les simulations publiées par Nordhaus depuis 1975 n'ont jamais conduit au fléchissement, même modeste, des émissions qu'il a préconisé. Il faut espérer et œuvrer pour que le nouvel appel bien plus pressant de la communauté scientifique ait plus de retentissement.

Posted by Philippe Thalmann at 16:45
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