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Blog de l'AGEPolytique

Suspension des discussions sur les accords Erasmus+ et Horizon 2020 par la Commission Européenne : L'éducation et la recherche en péril.

Le 16 février 2014, La commission Européenne a gelé les discussions visant à prolonger les accords « Horizon 2020 » et le programme « Erasmus+ » avec la Suisse. Cette décision fait suite au refus de la Suisse d’étendre l’accord de libre circulation à la Croatie en conséquence des résultats de l’initiative populaire « Contre l’immigration de masse ». Cette décision entraîne une grave remise en question de la qualité de la formation et de la recherche en Suisse.


Comme évoqué la semaine dernière et déjà pointé du doigt par plusieurs organisations étudiantes, la Commission Européenne a mis ses menaces à exécutions et a suspendu les discussions sur la prolongation de la participation de la Suisse au programme d’échange étudiant européen « Erasmus+ ». Cette suspension est un revers majeur pour tous les étudiants Suisses, qui ne pourront peut être plus compléter leur formation par le riche apport d’une expérience internationale. L’échange des savoirs, des cultures et des expériences diverses entre étudiants est l’un des moteurs fondamentaux du système de formation universitaire, sa mise en péril est synonyme d’une grave régression de la qualité de la haute éducation en Suisse.


De même, la Commission Européenne a décidé la fin de la participation de la Suisse au programme de recherche « Horizon 2020 ». Cette décision signifie de graves conséquences pour la qualité de la recherche du pays. L’absence des fonds européens met en péril de nombreux projets de recherche tels que le « Blue Brain Project » ayant en ce moment lieu à l’EPFL. Cette Ecole, de par son statut de pôle de recherche et d’échange international, est particulièrement affectée par cette décision et à travers elle tous ses étudiants. Mais les conséquences de ce gel dépassent l’EPFL et mettent en danger le statut actuel de nation innovante et compétitive de la Suisse au niveau mondial. Une telle régression aura des conséquences non seulement sur la recherche, mais aussi sur l’économie Suisse.


L’AGEPoly déplore donc la décision de la Commission Européenne. Elle considère l’éducation et la recherche comme deux piliers fondamentaux du bon fonctionnement d’un pays, et s’inquiète profondément des conséquences désastreuses que la décision de la Commission Européenne aura sur l’EPFL, les étudiants Suisses et la Suisse en général. Elle appelle toutes les instances dirigeantes de l’Europe comme de la Suisse à ne pas sacrifier l’éducation et la recherche sur l’autel de la politique migratoire telle que voulue par le peuple Suisse.

Posted by Alex Fratzl at 8:39
Acceptation de l'initiative sur l'immigration de masse, la recherche et la formation menacées !

Le 9 février 2014, le peuple suisse accepte l'initiative « contre l'immigration de masse », lancée par l'UDC, à 50,3. Les conséquences de cette acceptation ne se font pas attendre et c'est au lendemain de cette votation déjà que l'Union européenne menace de remettre en question l'accord concernant la recherche et la formation.

 

L'article 121a de la Constitution fédérale ainsi adopté prévoit l'instauration de quotas pour les étrangers migrants issus de l'Union européenne. Or ces quotas ne sont pas compatibles avec l'accord sur la libre circulation des personnes, pierre angulaire des accords bilatéraux contractés avec l'UE. Inévitablement, certains responsables européens menacent donc, moins d'un jour après cette votation capitale, l'accord concernant les échanges dans le domaine de la formation (en particulier Erasmus), mais aussi les accords Horizon 2020, qui concernent la recherche.

 

L'AGEPoly soutient donc la prise de position de la Fédération des étudiants Neuchâtelois et de l’UNES. En effet, le futur de la Suisse dépend de la qualité de la formation qu’elle offre à ses étudiants, et les échanges internationaux sont l’un des vecteurs de cette qualité. De même, sans les aides à la recherche, les chercheurs talentueux qui constituent notre corps enseignant ne pourraient pas tous apporter leur savoir.

 

Nous ne remettons également pas en cause le vote populaire de ce week-end, mais soutenons que les accords touchant à la formation ne devraient pas être sacrifiés. Nous souhaitons que ce message parvienne aux autorités compétentes et que le choix de la population suisse puisse cohabiter avec les besoins de ses universités.

Posted by Gilles Laurent Christophe Baud at 15:15
Loi sur l'Aide aux Etudes et à la Formation professionnelle (LAEF)

L'AGEPoly, en collaboration avec la FAE, s'est prononcée sur le projet de Loi sur l’Aide aux Etudes et à la Formation professionnelle (LAEF). Vous pourrez trouver le texte de la PP ici. Nous allons par ailleurs nous exprimer sur ce sujet lundi 16 décembre lors d'une conférence de presse organisée par le Centre social protestant (CSP).

Pour ceux qui ne savent pas en quoi consiste ce projet de loi, il s'agit grosso modo d'une réforme du système de bourses d'études délivrées par le canton de Vaud, afin de s'aligner sur L'accord intercantonal sur l'harmonisation des régimes de bourses d'études. C'est un sujet qui a fait pas mal de bruit ces derniers temps et qui va contiuer à en faire, vous avez peut être croisé le membres du syndicat SUD qui distribuaient des tracts tout en appellant à manifester pour rejeter ce projet en bloc.

Nous avons une position plus modérée sur le sujet, et une approche qui privilégie le dialogue avec les parlementaires. Pour résumer notre position (si vous avez la flemme de lire la PP en entier) :

Nous saluons ce projet de loi, qui comporte plusieurs avancées importantes. Cependant nous relevons plusieurs problèmes avec ce projet :

-La restriction des critères pour l'obtention du statut d’indépendant-e.

-La mauvaise prise en considération de l'obligation d’entretien dans le cas où les parents refusent de l'assurer (pas d'autres solutions que de faire un procès à ses parents)

-La limitation de la durée d'attribution des bourses sur la durée minimale des études (= 4 ans pour un bachelor)  et non pas maximale (=5 ans pour un bachelor)

-L'opacité du projet : Les montants et la répartission concrète du budget seront définis dans un  règlement  d’application extérieur à ce projet.

-La suppression des bourses d'études pour les possesseurs de permis de séjours F(Les personnes admises provisoirement en Suisse) et N (Les requérant-e-s d’asile en procédure)

En conséquences de quoi nous ne pouvons pas soutenir ce projet en l'état : Nous demandons à ce qu'il soit amendé afin que ces problèmes, que nous jugeons critiques, soient résolus.

Voilà, pour conclure je tiens à souligner que tout ceci, ainsi que nos futures actions (dont nous vous tiendrons bien évidemment informé-e-s)  se fait conjointement avec nos collègues de la FAE. Nous somme très heureux de travailler avec eux et nous réjouissons de la mise en commun de nos forces, qui ne peut nous être que bénéfique sur ce genre de dossier.

Posted by Renaud Goupil at 16:21